06.10.2009

Shurato : présentation de la série (1ère partie)

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Le Japon, 1989. Shurato Hidaka et Gai Kuroki ,deux jeunes adolescents de 16 ans se retrouvent en finale dans un tournoi d'arts martiaux et s'affrontent en combat singulier.
Tout à coup, leur duel est interrompu et les deux adolescents disparaissent dans un halo de lumière aveuglant !!

Shurato se retrouve ensuite dans un monde étrange et inconnu. Il fait la connaissance ensuite de Lakshu, une jeune fille qui lui apprend qu'il est à présent dans le monde céleste.

Encore déboussolé et se demandant qu'est ce qu'il fait ici, il retrouve son ami Gai, vêtu d'une armure. Celui ci a changé radicalement de comportement vis-à-vis de Shurato et ne souhaite qu'une chose : le tuer ! Notre infortuné héros tente tant bien que mal de raisonner son ami, en vain. Il se retrouve ensuite vêtu à son tour d'une armure (sans rien comprendre à ce qui lui arrive), celle du roi Shura...

Shurato demeure malgré tout en mauvaise posture et il devra son salut à l'aide providentielle de Reiga, un autre guerrier du Monde Céleste venu le secourir lui et Lakshu.

Reiga les amène ensuite à un Palais et notre héros se retrouve en face de Vishnu, une Déesse chaleureuse et bienveillante qui dirige le Monde Céleste et maintient son équilibre. Elle lui apprend que lui et Gai ont été réincarnés en ce monde afin de lutter contre les Asura (guerriers maléfiques) aux côtés de six autres Hachibushu (guerriers mystiques veillant sur Vishnu), et d'Indra, commandant en chef des armées célestes.
Le soir même, Indra s'attaque à Vishnu et la pétrifie et il ordonne à Gai de tuer Shurato. Hyûga l'un des guerriers les plus fidèles de Vishnu assiste impuissant à ce qui arrive à sa déesse et affronte son Maître Indra, tandis que Shurato combat Gai. Vishnu emploie ses ultimes forces pour téléporter en lieu sûr Shurato, Hyûga et Lakshu.

Indra fait croire aux autres Hachibushu que Shurato et Hyûga ont transformé en statue leur déesse bien aimée, les puissant guerriers célestes se lancent alors à leurs trousses ainsi que la quasi totalité des soldats du Royaume. De plus, depuis que Vishnu a été pétrifié, le Monde Céleste est à présent en grand danger: les séismes deviennent de plus en plus fréquents et violents, des épidémies de maladie incurables se répandent comme une traînée de poudre et causent de véritables hécatombes.

Une course contre la montre s'engagent alors pour nos héros qui doivent sauver Vishnu et le Monde Céleste le plus vite possible. Au cours de leurs aventures, certains Hachibushu se rallieront à leur cause comme Ryôma et Reiga, tandis que d'autres les combattront sans relâche...

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Shurato... Voilà un autre classique du Club Dorothée que je n'ai jamais eu l'occasion de voir à l'époque. Pour ainsi dire, tout ce que j'ai vu de ce DA, c'était une bande annonce narrée par Jacky qui le présentait comme le successeur des célèbres "Chevaliers du Zodiaque", j'ai du la voir vers 1991 cette bande annonce. Shurato n'a pas eu beaucoup de chance, la série a souffert d'une diffusion confidentielle et elle fut interrompue sur TF1 à quatre épisodes de la fin. Elle fut rediffusée plus tard et en entier sur le câble et le satellite.

Je l'ai donc découvert pour la première fois en DVD il y a tout juste quelques semaines.

Cette oeuvre a de très grandes qualités mais aussi de gros défauts.
Shurato est une série "Nekketsu", en l'occurrence, une série d'action dans laquelle les protagonistes s'investissent à fond dans leurs combats pour atteindre leur objectif comme Saint Seiya, Dragon Ball, Ken... La série mère de ce genre populaire étant la légendaire Ashita no Joe de Asao Takamori et Tetsuya Chiba.


Pour en revenir à Shurato, on peut la voir comme une réponse de la Tatsunoko face à la Toei et leur célèbre Saint Seiya.
Elles partagent certains points communs: les héros portent des armures, le "Sôma", l'énergie vitale des Hachibushu fait un peu penser à la "Cosmo energie" des chevaliers de bronze.

Néanmoins, Shurato n'est pas une "pâle copie" de Saint Seiya et a des qualités qui lui sont propres.

Tout d'abord, je trouve que le héros Shurato est réellement très attachant. Au premier abord, il a l'archétype du héros de shonen : impulsif, soupe au lait, bagarreur, tête brûlée...
Mais ce qui me plaît chez lui, c'est que c'est un garçon enjoué, drôle et rigolard, et il ne se prend pas toujours au sérieux. Je préfère son tempérament à celui du héros coincé, lisse et fade.
Il déteste par dessus tout que ses amis souffrent et ne veut en aucun cas que ceux ci se sacrifient pour lui pour qu'il puisse avancer. Certes, il veut à tout prix atteindre son objectif et concrétiser ses rêves, mais il veut vivre pour les réaliser et non mourir. Peu de héros de Shonen partagent cette idéologie (il y a tout de même Ryô Saeba qui estime qu'il est stupide de se sacrifier pour ses proches et qu'il faut au contraire vivre et combattre de toutes ses forces pour les protéger).
Au cours de la première saga, on le voit alterner gaffes monumentales et coups d'éclat, ce qui le rend d'autant plus crédible puisqu'il débute en tant qu'Hachibushu ! Il saura aussi prendre d'heureuses initiatives.

Pour les autres Hachibushu, Ryôma est le costaud au grand coeur et Hyûga est le sage, mais ce sont des personnages assez classiques.

En revanche, Reiga est vraiment génial: c'est un jeune homme charismatique, subtil, intelligent et rusé comme un renard. De plus il est doté d'un humour sarcastique des plus savoureux, il taquine souvent Shurato et il lui arrivera souvent de vanner ses adversaires, pour notre plus grand plaisir.
Il paraît désinvolte, mais ce n'est qu'une façade et il s'implique à fond dans ses combats et fait preuve d'une puissance impressionnante. C'est mon personnage préféré parmi les héros.

Lakshu, la jeune fille qui accompagne nos héros est un personnage espiègle et facétieux qui apporte une certaine fraîcheur à l'histoire. Au fil du temps, elle se liera d'affection envers Shurato et tombera même amoureuse de lui. Il lui arrivera parfois de mettre Shurato et ses amis dans le pétrin, néanmoins, elle n'est pas pour autant un boulet, et saura se montrer utile lors de passages clés du récit.

Xanatos, membre du forum DVDanime.net (texte publié avec son aimable autorisation).

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17.09.2009

Kamen Teacher, Tome 1

KT 1.jpgRésumé de 4ème de couverture : Le Lycée Kyokuran, c'est le dépotoir où l'on entasse les pires racailles de Tokyo... Gôta Araki, 24 ans, enseignant de son état, vient d'y être muté... Ses passe-temps favoris ? L'entraînement sportif intensif et la collection de photos de starlettes tirées des magazines... Mais il n'est pas le seul, ce jour-là, à prendre ses fonctions à Kyokuran. Il y a aussi un autre prof... Un prof d'un tout autre genre...

La critique : Tôru Fujisawa, prolifique mangaka ayant gagné la célébrité grâce à GTO, son titre-phare, est de retour avec Kamen Teacher. Nouveau personnage, nouveau prof, nouveau lycée, nouveaux élèves, mais les fondamentaux restent. Ainsi, Gôta Araki est, comme Onizuka, un jeune enseignant débarquant dans une classe difficile. Tout comme son prédécesseur, il a un goût certain pour les jeunes femmes à grosses poitrines, et aura la chance de cotôyer une belle collègue. Héros improbable, il n'hésite d'ailleurs pas à avouer ses penchants pour les idoles japonaises à ses élèves (!!) lors de sa première prise de contact. Et Araki comme Onizuka semblent disposer tous deux d'une force surhumaine, capable de les faire survivre à une chute mortelle pour tout autre individu...
Du coup, à première vue, on a l' impression d' une simple resucée de GTO. Mais Fujisawa, s'il recycle certaines recettes éprouvées, ne propose pas qu'un simple copie de ce qu'il a fait auparavant. Gôta Araki est moins Geek qu' Onizuka, déjà, pour commencer, et il n'est pas un ancien Rookie (ou voyou). Le titre est plus ancré sur l' aspect baston, et on a moins l' impression d'avoir affaire à une chronique sociale avec ce titre, la part "action" étant beaucoup plus importante pour un titre qui se veut avant tout divertissant. Si Onizuka retournait à force de travail psychologique ses élèves, devant les racailles qu'affronte Araki, celui-ci n'a d'autre choix que de jouer des poings pour vaincre.
Et puis tout l' intérêt vient d'avoir mixé un super-héros avec un prof, idée totalement inédite, sauf erreur.

Bref, mais là j'enfonce une porte ouverte, ceux qui ont toujours aimé les titres de Tôru Fujisawa, en particulier GTO, seront en terrain connu, voire comblés.

Note : 4/5

See You, Kamen Readers

KNIGHT

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13.09.2009

DOUBT : premières impressions

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Rabbit Doubt fait fureur au Japon. Dans ce jeu sur téléphone portable, des lapins doivent débusquer le loup qui se cache parmi eux. Quant au loup, il doit utiliser tous les subterfuges possibles pour semer la confusion dans le groupe et éliminer un par un tous ses adversaires.

Mais pour cinq fans du jeu, Rabbit Doubt ne tarde pas à virer au cauchemar. Ils se réveillent enfermés dans un bâtiment désaffecté avec, à leurs côtés, le corps d' une camarade assassinée. Tatoué sur la peau des adolescents, un mystérieux code-barre qui leur permet à chacun d'ouvrir une porte différente semble être leur seul espoir de salut. Pas de doute : un loup se cache bien parmi eux, et il leur faudra le démasquer avant d' être dévorés. Entre Saw et Dix Petits Nègres, un suspense haletant signé Yoshiki Ionogai.

(Présentation de la série de Ki-oon, au dos du premier volume).



Nouveau manga publié chez Ki-oon, ce titre présente un point de départ excitant et inquiétant : six personnages enfermés, l' un d' entre eux souhaite éliminer les autres, on est ici dans une oeuvre qui en rappelle bien d' autres : Cube (pour les six personnes enfermées dans un lieu clos), Saw, ou encore Battle Royale (tuer son prochain, ou être tué !). Les rebondissements abondent, bien sûr, certains prévisibles, et d' autres non. Le graphisme est fin, soigné, les personnages attachants (mais là, c'est qu'ils répondent à des stéréotypes, passage obligé (?) peut-être, pour mieux nous surprendre (??).
On reprochera peut-être au scénario à mettre un petit moment à se mettre en place, mais il faut bien présenter un peu les personnages que l'on devra suivre.
Bien sûr, à la lecture, se met en place un petit jeu avec le lecteur : tenter de deviner qui est le loup, parmi ces pauvres lapins égarés. Un manga qui se révèle assez ludique, donc, exploitant le concept de la surprise permanente.

Un coup de coeur de l' auteur de ces lignes, et un nouveau très bon choix éditorial de la part de Ki-oon, au catalogue de titres porteurs et réussis assez impressionnant.

" Who is the Wolf ? "

(Hell)KNIGHT

18:02 Publié dans Mangas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : doubt