09.07.2010
LIAR GAME : premières impressions...
J'avais entendu parler de ce titre à travers l'adaptation en drama dont j'avais lu ici et là certains avis.
Et donc j'ai fini par acheter le premier tome. Le premier manga Tonkam que j'achète d'ailleurs. Pour des raisons bien simples : je suis plutôt lecteur de shonen, et les gros titres appartiennent en général à d'autres éditeurs.
Le pitch de départ est des plus et riche de possibilités : des inconnus reçoivent une très importante somme d'argent, 100 Millions de Yen. Cette somme, il doivent la garder absolument, et la rendre intacte après une trentaine de jours. Mais pour que le jeu soit plus intéressant et croustillant, les candidats entrent en jeu contre un adversaire. Le but est de dérober l'argent de son adversaire, cet argent constituant les réels gains du candidat. Pour le candidat malheureux qui ne pourrait rendre l'intégralité de la somme confiée, ils seront donc endettés. Pour que l'histoire sont plus intéressante et croustillante, la somme d'argent est confiée à Nao, une jeune fille très naïve et innocente. Qui paiera de son innocence, son propre ennemi en plus des autres participants au jeu, qui n'a pas révélé toutes ses surprises...
Ce que j'en ai pensé : Liar Game, on l'aura compris, s'inscrit dans un certain type de mangas, hésitation entre shonen et seinen, qui a son petit succès en France, puiqu'en général ils marchent bien chez nous. Ces mangas mettent en scène des adolescents, la plupart du temps, confrontés à des problématiques adultes. Le monde du manga est particulièrement doué pour créer ces mangas confrontant les personnages à un jeu de la vie et de la mort absurde. Dans cette catégorie, je place Gantz, Battle Royale, Death Note, Doubt, et donc Liar Game. Le point commun et le point fort de ces titres est de proposer un univers et des règles suffisamment attractifs pour accrocher l'intérêt du lecteur. C'est le scénario, et surtout ses multiples rebondissements, qui passionneront le lecteur. C'est le cas pour Liar Game. Et d'ouvrir une réflexion ou de mettre en lumière les aspects sombres de la psychologie humaine. Dans certaines situations, nous sommes amenés à adopter le pire des comportements, pouvant même devenir un monstre.
Mais ce titre a tout de même ses faiblesses, malgré son scénario des plus séduisants. En premier lieu, des personnages trop classiques, aux réactions stéréotypées. Le lecteur un tant soi peu malin aura malheureusment toujours un temps d'avance sur le scénario, devinant le comportement des personnages ou les rebondissements du scénario à l'avance. Ce qui est quelque peu embêtant pour un tel manga. Ensuite, l'héroïne, dans sa naïveté (pour être gentil), est horripilant au possible. A son stade, ce n'est plus de la gentillesse ou de la naïveté, c'est limite de la débilité profonde. Aucune fille normale, à moins d'être complètement demeurée, ne se comporterait comme elle, ou ne commettrait autant d'erreurs de jugements. Et c'est un peu désolant quelque part, qu'une jeune fille comme elle n'ait pas pris conscience du monde dans lequel on vit, de ce que sont capables les autres, etc... Pour l'aider, on lui attribue un bad boy, arnaqueur misanthrope assez malin, qui se laissera séduire et l'aidera, en échange de gains potentiels. Encore une fois un stéréotype, le type de personnage qu'on a vu un millier de fois.
Pour résumer, Liar Game est un manga qui possède pas mal de défauts, mais qui malgré tout cela se laisse lire et reste fort sympathique.
Note : 3/5
KNIGHT
10:32 Publié dans Mangas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manga, seinen, tonkam, liar game
06.10.2009
Shurato : présentation de la série (1ère partie)

Le Japon, 1989. Shurato Hidaka et Gai Kuroki ,deux jeunes adolescents de 16 ans se retrouvent en finale dans un tournoi d'arts martiaux et s'affrontent en combat singulier.
Tout à coup, leur duel est interrompu et les deux adolescents disparaissent dans un halo de lumière aveuglant !!
Shurato se retrouve ensuite dans un monde étrange et inconnu. Il fait la connaissance ensuite de Lakshu, une jeune fille qui lui apprend qu'il est à présent dans le monde céleste.
Encore déboussolé et se demandant qu'est ce qu'il fait ici, il retrouve son ami Gai, vêtu d'une armure. Celui ci a changé radicalement de comportement vis-à-vis de Shurato et ne souhaite qu'une chose : le tuer ! Notre infortuné héros tente tant bien que mal de raisonner son ami, en vain. Il se retrouve ensuite vêtu à son tour d'une armure (sans rien comprendre à ce qui lui arrive), celle du roi Shura...
Shurato demeure malgré tout en mauvaise posture et il devra son salut à l'aide providentielle de Reiga, un autre guerrier du Monde Céleste venu le secourir lui et Lakshu.
Reiga les amène ensuite à un Palais et notre héros se retrouve en face de Vishnu, une Déesse chaleureuse et bienveillante qui dirige le Monde Céleste et maintient son équilibre. Elle lui apprend que lui et Gai ont été réincarnés en ce monde afin de lutter contre les Asura (guerriers maléfiques) aux côtés de six autres Hachibushu (guerriers mystiques veillant sur Vishnu), et d'Indra, commandant en chef des armées célestes.
Le soir même, Indra s'attaque à Vishnu et la pétrifie et il ordonne à Gai de tuer Shurato. Hyûga l'un des guerriers les plus fidèles de Vishnu assiste impuissant à ce qui arrive à sa déesse et affronte son Maître Indra, tandis que Shurato combat Gai. Vishnu emploie ses ultimes forces pour téléporter en lieu sûr Shurato, Hyûga et Lakshu.
Indra fait croire aux autres Hachibushu que Shurato et Hyûga ont transformé en statue leur déesse bien aimée, les puissant guerriers célestes se lancent alors à leurs trousses ainsi que la quasi totalité des soldats du Royaume. De plus, depuis que Vishnu a été pétrifié, le Monde Céleste est à présent en grand danger: les séismes deviennent de plus en plus fréquents et violents, des épidémies de maladie incurables se répandent comme une traînée de poudre et causent de véritables hécatombes.
Une course contre la montre s'engagent alors pour nos héros qui doivent sauver Vishnu et le Monde Céleste le plus vite possible. Au cours de leurs aventures, certains Hachibushu se rallieront à leur cause comme Ryôma et Reiga, tandis que d'autres les combattront sans relâche...

Shurato... Voilà un autre classique du Club Dorothée que je n'ai jamais eu l'occasion de voir à l'époque. Pour ainsi dire, tout ce que j'ai vu de ce DA, c'était une bande annonce narrée par Jacky qui le présentait comme le successeur des célèbres "Chevaliers du Zodiaque", j'ai du la voir vers 1991 cette bande annonce. Shurato n'a pas eu beaucoup de chance, la série a souffert d'une diffusion confidentielle et elle fut interrompue sur TF1 à quatre épisodes de la fin. Elle fut rediffusée plus tard et en entier sur le câble et le satellite.
Je l'ai donc découvert pour la première fois en DVD il y a tout juste quelques semaines.
Cette oeuvre a de très grandes qualités mais aussi de gros défauts.
Shurato est une série "Nekketsu", en l'occurrence, une série d'action dans laquelle les protagonistes s'investissent à fond dans leurs combats pour atteindre leur objectif comme Saint Seiya, Dragon Ball, Ken... La série mère de ce genre populaire étant la légendaire Ashita no Joe de Asao Takamori et Tetsuya Chiba.
Pour en revenir à Shurato, on peut la voir comme une réponse de la Tatsunoko face à la Toei et leur célèbre Saint Seiya.
Elles partagent certains points communs: les héros portent des armures, le "Sôma", l'énergie vitale des Hachibushu fait un peu penser à la "Cosmo energie" des chevaliers de bronze.
Néanmoins, Shurato n'est pas une "pâle copie" de Saint Seiya et a des qualités qui lui sont propres.
Tout d'abord, je trouve que le héros Shurato est réellement très attachant. Au premier abord, il a l'archétype du héros de shonen : impulsif, soupe au lait, bagarreur, tête brûlée...
Mais ce qui me plaît chez lui, c'est que c'est un garçon enjoué, drôle et rigolard, et il ne se prend pas toujours au sérieux. Je préfère son tempérament à celui du héros coincé, lisse et fade.
Il déteste par dessus tout que ses amis souffrent et ne veut en aucun cas que ceux ci se sacrifient pour lui pour qu'il puisse avancer. Certes, il veut à tout prix atteindre son objectif et concrétiser ses rêves, mais il veut vivre pour les réaliser et non mourir. Peu de héros de Shonen partagent cette idéologie (il y a tout de même Ryô Saeba qui estime qu'il est stupide de se sacrifier pour ses proches et qu'il faut au contraire vivre et combattre de toutes ses forces pour les protéger).
Au cours de la première saga, on le voit alterner gaffes monumentales et coups d'éclat, ce qui le rend d'autant plus crédible puisqu'il débute en tant qu'Hachibushu ! Il saura aussi prendre d'heureuses initiatives.
Pour les autres Hachibushu, Ryôma est le costaud au grand coeur et Hyûga est le sage, mais ce sont des personnages assez classiques.
En revanche, Reiga est vraiment génial: c'est un jeune homme charismatique, subtil, intelligent et rusé comme un renard. De plus il est doté d'un humour sarcastique des plus savoureux, il taquine souvent Shurato et il lui arrivera souvent de vanner ses adversaires, pour notre plus grand plaisir.
Il paraît désinvolte, mais ce n'est qu'une façade et il s'implique à fond dans ses combats et fait preuve d'une puissance impressionnante. C'est mon personnage préféré parmi les héros.
Lakshu, la jeune fille qui accompagne nos héros est un personnage espiègle et facétieux qui apporte une certaine fraîcheur à l'histoire. Au fil du temps, elle se liera d'affection envers Shurato et tombera même amoureuse de lui. Il lui arrivera parfois de mettre Shurato et ses amis dans le pétrin, néanmoins, elle n'est pas pour autant un boulet, et saura se montrer utile lors de passages clés du récit.
Xanatos, membre du forum DVDanime.net (texte publié avec son aimable autorisation).

21:38 Publié dans Animés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shurato, saint seiya
17.09.2009
Kamen Teacher, Tome 1
Résumé de 4ème de couverture : Le Lycée Kyokuran, c'est le dépotoir où l'on entasse les pires racailles de Tokyo... Gôta Araki, 24 ans, enseignant de son état, vient d'y être muté... Ses passe-temps favoris ? L'entraînement sportif intensif et la collection de photos de starlettes tirées des magazines... Mais il n'est pas le seul, ce jour-là, à prendre ses fonctions à Kyokuran. Il y a aussi un autre prof... Un prof d'un tout autre genre...
La critique : Tôru Fujisawa, prolifique mangaka ayant gagné la célébrité grâce à GTO, son titre-phare, est de retour avec Kamen Teacher. Nouveau personnage, nouveau prof, nouveau lycée, nouveaux élèves, mais les fondamentaux restent. Ainsi, Gôta Araki est, comme Onizuka, un jeune enseignant débarquant dans une classe difficile. Tout comme son prédécesseur, il a un goût certain pour les jeunes femmes à grosses poitrines, et aura la chance de cotôyer une belle collègue. Héros improbable, il n'hésite d'ailleurs pas à avouer ses penchants pour les idoles japonaises à ses élèves (!!) lors de sa première prise de contact. Et Araki comme Onizuka semblent disposer tous deux d'une force surhumaine, capable de les faire survivre à une chute mortelle pour tout autre individu...
Du coup, à première vue, on a l' impression d' une simple resucée de GTO. Mais Fujisawa, s'il recycle certaines recettes éprouvées, ne propose pas qu'un simple copie de ce qu'il a fait auparavant. Gôta Araki est moins Geek qu' Onizuka, déjà, pour commencer, et il n'est pas un ancien Rookie (ou voyou). Le titre est plus ancré sur l' aspect baston, et on a moins l' impression d'avoir affaire à une chronique sociale avec ce titre, la part "action" étant beaucoup plus importante pour un titre qui se veut avant tout divertissant. Si Onizuka retournait à force de travail psychologique ses élèves, devant les racailles qu'affronte Araki, celui-ci n'a d'autre choix que de jouer des poings pour vaincre.
Et puis tout l' intérêt vient d'avoir mixé un super-héros avec un prof, idée totalement inédite, sauf erreur.
Bref, mais là j'enfonce une porte ouverte, ceux qui ont toujours aimé les titres de Tôru Fujisawa, en particulier GTO, seront en terrain connu, voire comblés.
Note : 4/5
See You, Kamen Readers
KNIGHT

17:07 Publié dans Mangas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kamen teacher, toru fujisawa


