22.04.2009

Saint Seiya : The Lost Canvas ; présentation

LOST CANVAS 1.jpgRécemment est sorti un second manga consacré à Saint Seiya, une oeuvre qui décidément ne veut pas disparaître et se voit encore et toujours alimentée.

Saint Seiya : The Lost Canvas, c'est une nouvelle plongée dans l' univers des Chevaliers du Zodiaque, donc, mais qui nous plonge dans la précédente Guerre Sainte il y a 250 ans. Plus de Seiya, donc, mais la précédente incarnation du Chevalier Pegase, Tenma (à noter, cette fois, c'est Dohkô, le Chevalier de la Balance, qui sera son mentor). Celui-ci vivait heureux avec ses deux meilleurs amis, Sasha, une jeune fille belle douce et gentille, et un jeune garçon, Alone, artiste peignant la beauté du monde. Mais tout se brisa lorsque le cycle des réincarnations vint tout bouleverser. Car Sasha se révéla être la Déesse Athena, et Alone l' incarnation du Dieu Hadès, ayant à coeur de dominer le monde. Et Tenma face à son meilleur ami, méconnaissable, devant affronter l' ami de toujours...

Et l' on se retrouve alors face à un Shonen de plus, où chaque tome met plus ou moins en scène un nouveau Chevalier ou ennemi (et avec 108 Spectres d' Hadès, il y a de quoi faire). L' histoire fait la part belle aux Chevaliers d' Or (ou Gold Saints) et au trio d' ami, Tenma en tête, en négligeant quelque peu les autres Chevaliers de Bronze ou d' Argent.
Particularité de ce Shonen : Co-signé officiellement par le Maître Masami Kurumada au scénario et la mangaka Shiori Teshirogi aux dessins, celle-ci est en réalité seule à la tête du titre, Kurumada n'ayant qu' un titre honorifique. Ce manga s'inscrit donc dans une nouvelle catégorie de shonen où une touche féminine vient apporter son grain de sel et quelques grammes de douceur dans cet univers de brutes. D' où une tendance Yaoi sous-jacente : l' amitié unissant Alone et Tenma est des plus... ambiguë, et chacun y verra ce qu' il voudra bien.


Les points positifs :
- Le dessin est très agréable, et moins confus que celui de l' Episode G, l' autre manga de Saint Seiya actuellement en cours.
- Shiori Teshirogi est réellement fan de l' univers de Saint Seiya, et cela se sent, ce qui est jouissif.
- La touche Yaoi, qui plaira ou pas, mais qui met les pieds dans le plat d' un élément déjà pressentable dans l' adaptation de l' oeuvre originelle, avec son cortège de personnages androgynes (??).
- Les nouvelles incarnations des Chevaliers, ce qui permet de redonner grâce ou charme à des Chevaliers qu' on appréciait pas ou peu dans l' oeuvre originale. Le Chevalier des Poissons, par exemple, est plus qu' appréciable.

LOST CANVAS 2.jpg

Les points négatifs :
- Le titre glisse rapidement dans les travers d' un shonen classique : baston, baston, baston, même si quelques instants viennent apaiser le rythme effréné des affrontements.
- Shiori Teshirogi est réellement fan de l' univers de Saint Seiya, et cela se sent, ce qui est peut-être préjudiciable au bout d' un moment, celle-ci se contentant de faire du Saint Seiya.
- L' oeuvre apporte peu au mythe.


En résumé, ceux qui sont des inconditionnels de Saint Seiya suivront sans déplaisir cette oeuvre. Les autres risquant peut-être de s'ennuyer à sa lecture.

LOST CANVAS 3.jpg

Note : 4/5 (note d' un fan de Saint Seiya, bien sûr)

See You, Space Cowboy...

KNIGHT

 

Bonus : le Générique de début de l' adaptation animée, auquel aura droit le manga. Le mythe perdure...

Commentaires

bon article, j'ai vraiment apprécié ce point de vue, positif et négatif.

Ecrit par : selene | 22.04.2009

Idem. Par contre je ne savais pas que Kurumada ne faisait que de la figuration, je suppose que c'est pareil pour les autres spin of de la série alors...
Quel escroc! XD

Ecrit par : Shinichan | 22.04.2009

" Je pose mon gros cul, et je touche le paquet ! ", dixit Kurumada.
Oui, pour l' Episode G, c'est la même chose, il se contente d' avoir engagé des dessinateurs de talents (pour Ep. G et pour The Lost Canvas), leur laisse faire ce qu' ils veulent, et de toucher sa "commission". A l' exception de "Next Dimension", qu' il réalise entièrement, quand il en a le courage, parce que ça sort tous les 4 jeudis.

Je ne sais pas quoi penser de Masami Kurumada, finalement. A part qu' il n' a vraiment plus rien à raconter sur Saint Seiya, peut-être, au risque de se répéter, mais se retrouve coincé avec cette oeuvre : impossible de passer à autre chose ou de s'en détacher, hélas, ses autres oeuvres connaissant moins de succès (il me semble)...

Donc laisser à d' autres le soin de raconter les aventures des Saints, mais the problem is... Cela tourne rapidement en rond, impossible de véritablement innover dans la forme, ce type de shonen. En même temps, c'est pour ça qu' on aime Saint Seiya.

Ecrit par : KNIGHT | 22.04.2009

Bah, le problème, c'est que certains mangakas sont l'auteur d'une seule oeuvre. Avant, il n'y a rien, après c'est de la "réédition". Regarde Captain Tsubasa, regarde Dragon ball (je sais, pas touche au mythe XD), regarde GTO.

Mais c'est sûr, chez lui c'est poussé à l'extrème. On pourrait presque dire qu'il se plagie lui-même. D'ailleurs, puisque tu parles de ses autres oeuvres, là encore, elles ne sont que de pâles copies du St Seiya de l'origine.

Perso, je préfère encore regarder l'animé que de lire le manga. Mais bon, on va dire que Lost Canvas est de mon point de vue le meilleur du lot.

Ecrit par : shinichan | 22.04.2009

Attention, tout le monde ne sera pas forcément d'accord avec toi concernant les mangakas d' une seule oeuvre. parce que si une oeuvre ressort, il y a eu des débuts, des prémisses, qui ont permis le succès que l' on connaît. Avant Dragon Ball, Toriyama a fait Dr SLUMP ; avant GTO, il y a eu Young GTO, avant BLEACH, Tite Kubo avait également fait un autre manga, etc... Ce qui explique peut-être aussi la maîtrise et la réussite de ces titres qui sont restés et ont emprisonné d' une certaine manière leur auteur. Et donc ensuite je rejoins ton propos, ils sont plus ou moins condamné à faire et refaire ce qui a fait leur succès. C'est ce que certains attendent d' eux, hélas, et les tentatives pour faire autre chose se soldent parfois par des échecs (je pense à l' auteur de Kenshin, par exemple, même si son pseudo-Bleach, Buso Renkin a duré une douzaine de tomes)...

Ecrit par : KNIGHT | 22.04.2009

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