30.04.2009
Serial Experiments LAIN
Attention, série unique, qui a au moins une diziaine d' années maintenant, et fut l' un des quatre animés ayant initialisé une véritable passion. Pour info, mon pseudo sous lequel je me suis fait connaître sur le Web provient de cette série.
" Tu sais, Lain, dans ce monde, qu' il s'agisse de la réalité ou du Weird, tout le monde est relié. "
Le père de Lain, à sa fille (Layer 01 : "WEIRD").

Fiche technique :
Série TV animée japonaise en 13 épisodes.
Réalisation : RYUTARO NAKAMURA. Animation : TRIANGLE STAFF. Producteurs exécutifs : TARO MAKI, AKIHIRO KAWAMURA. Scénario : CHIAKI J. KONAKA. Producteurs : YASUYUKI UEDA, SHOJIRO ABe.
Cast : KAORI SHIMIZU (Lain Iwakura), RYUNOSUKE OBAYASHI (Yasuo Iwakura), REI IGARASHI (Miho Iwakura), AYAKO KAWASUMI (Mika Iwakura), YOKO ASADA (Arisu Mizuki), CHIHARU TEZUKA (Reika Yamamoto), MANABI MIZUNO (Juri Kato), KOTOMI MUTO (Chisa Yomoda), MICHIKO NEYA (Keiko Yoshii), JIN YAMANOI (Jeune Homme), KAYO DEGUCHI (Jeune Fille), JIN HORIKAWA (Vieil Homme), TAMIKO KAWAYOSHI (Voix de la jeune fille), MIKIKO KURIHARA (S), SUGURU HACHINOHE (Homme), ARI MORIZUMI (DJ).
L' histoire, en quelques mots :
La petite Lain mène une vie morne au milieu d'une famille qui ne se parle pas. Un jour elle reçoit un mail d'une camarade d'école qui s'est suicidée. Elle apprend à Lain qu'elle s'est fondue dans le réseau de communication appelé Wired et qu'elle y a rencontré Dieu. Lain, intriguée par ces messages demande à son père de lui acheter un navi, un ordinateur de la dernière génération.
Commence pour elle un voyage dans le monde des hackers et du réseau, à la recherche de l'existence de Dieu et d'elle-même.
(Résumé de -Scorpion-, vu sur Animeka)
Regards sur le monde
Mais ce postulat de départ n'est qu' une excuse. Une excuse habile pour une série qui, en plus de traiter de l' adolescence (une fois de plus), se propose de brasser un ensemble de thèmes tous plus ou moins liés les uns autres, et qui font de notre société ce qu' elle est. Offrir une réflexion sur notre monde, notre société, et les éléments qui la constituent. Ainsi, chacun des épisodes, par son titre, traitera d' un des aspects de la société (religion, amour, autres liens,... ).
Mais surtout, avec une pertinence extraordinaire, Serial Experiments Lain a su par exemple précéder et brasser quantité de thèmes, de modifications de conséquences de l' essor considérable pris par le développement d' Internet : chats et forums de discussion, création de mondes virtuels et / ou de MMORPG, avec la métaphorisation des individus à travers des avatars... tout en dotant cet autre monde des possible d' une dimension mystique, religieuse. Car même au sein des récits cyber-punk, la spiritualité, parvient à trouver sa place puisqu' il s'agit avant tout de comprendre ce que deviennent l' individu, et la société dans laquelle il se trouve immergé.
Parce que l' essor d' Internet, les connexions de plus en plus nombreuses des individus pourraient marquer les premiers pas d' une nouvelle évolution de l' Homme.
Et donc, en plus, d' évoquer la société des années 90, et constituer une sorte de témoignage, en plus d' un hallucinant / halluciné voyage vers ce que donnera à terme l' essor de l' Internet. Vision de l' avenir annoncée et rendue possible par l' observation de schémas qui se répètent ? Aux mêmes causes, mêmes effets ? Ou oeuvre de visionnaires dôtés d' une accuité folle ?

" Le Wired est comme une couche plus élevée du monde réel. Le corps dans le monde réel n'est qu' un hologramme d' informations dans le Wired. (...) La conscience humaine n'est qu' un phénomène physique, de l' électricité qui permet de stimuler les synapses de ton cerveau. (...) La chair n'existe que pour confirmer ton existence, comme le doute. "
Le Dieu du Wired, qui a pris l' apparence de la mère de Lain, à la jeune fille (Layer 05 : "DISTORTION").
Un style véritablement unique
Ce qui aura également marqué avec cette série, c'est un style graphique unique, la "patte" d' un véritable artiste, ABe Shojiro. Serial Experiments LAIN ne ressemble, graphiquement, à aucune autre série, à l' origine. Ceci encouragé par un rythme parfois un peu lent, des images parfois statiques, des répétitions d' images ordinaires destinées au bout du compte, pour qui les interprêterait ou les lierait au(x) discours de la série, un réseau de significations. Exactement comme dans Twin Peaks, un peu l' équivalent série de cet animé. Car dans les deux oeuvres, il s'agit d'abord et avant tout de créer une AMBIANCE, créer un sentiment d' étrangeté à partir du quotidien, rendre soudain mystérieux le banal...
Une réflexion philosophique / S-F classique (interprétation personnelle de la signification de la série)

A NE LIRE, PEUT-ÊTRE, QU'APRES AVOIR VU L'ANIME. Pour ceux qui n'auraient pas saisi où veut en venir Serial Experiments LAIN, inutile de se creuser davantage la tête. Comme généralement, la série montre une foi indestructible en le progrès humain, l' ambition et l' orgueil démesurés de l' homme. Vouloir devenir Dieu. Et par un effet de miroir, montrer Dieu qui souhaite devenir humain, goûter aux charmes de l' humanité.
Preuve de ce propos qui hante une partie de la S-F, destinée à offrir un sombre reflet de l' humain, mais condition sine qua non de sa survie, peut-être ou signe d' une inérratable ascension vers le progrès humain, on retrouve(ra) encore une fois ce discours dans CAPRICA, le spin-off (série dérivée de Battlestar GALACTICA (le revival initié par Ronald D. Moore)), semblable sur bien des points au message de Serial Experiments LAIN.
" Peut-être que l' homme est un être qui n'évolue plus. Les humains développent moins de cancers que les autres espèces. Pour certains, l' humanité souffre déjà de néoténie, une incapacité d' évoluer. Si c'est vrai, alors l' homme est devenu un animal inutile. Il a oublié la force qui le guidait, pour devenir un corps vide, esclave de ses désirs. Tu ne trouvees pas cela ennuyeux ? Que l' humanité soit limitée à cela... Mais vous n'êtes pas obligés de rester aussi minables. Parce que vous avez enfin trouvé la porte de sortie.
- C'est-à-dire ?
- Le Network... Le Wired, Lain.
- Mais qui es-tu ?
- Je suis... Dieu. "
Le Dieu du Wired, à Lain (ép. 05 "DISTORTION").
See You, 'Young' LAIN.
KNIGHT
" Knights est la seule vérité, c'est un serviteur qui combat pour la vérité unique.
- Je ne comprends pas... qu'est-ce que la vérité unique ?
- Ils ne me l' ont jamais vraiment expliqué... Je ne suis pas membre à part entière ! Mais c'est vrai ! La vérité est forte parce qu' elle est vraie ! La vérité est justice parce qu' elle est vraie ! Tu ne trouves pas ça convaincant ? Tu ne veux pas, toi aussi, une telle vérité ? "
Taro, à Lain, à propos des Knights (Layer 09 : "PROTOCOL").
08:30 Publié dans Animés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lain, abe shojiro
29.04.2009
The Qwaser of Stigmata
Dans un futur proche, au 21ème siècle...
Une guerre couve au Japon où se multiplient les affrontementsreligieux : remise en cause de la foi divine, rapprochement avec les idées obscurantistes du christianisme... Oribe Mafuyu, étudiante à la prestigieuse Académie Saint Mikhailov, fait la connaissance d' un mystérieux jeune garçon à la chevelure argentée. Ce dernier n'est autre qu' un Qwaser, créature capable de manipuler un des éléments fondamentaux.
Le mystère qui plane autour d' une icône censée exaucer tous les voeux va mettre le feu aux poudres et entraîner l' Académie dans une bataille sanglante...
(Résumé présenté au dos du premier volume.)
" Dis, Selene, c'est quoi ce manga ? C'est plein de jolies jeunes filles, qui semblent craquer pour un garçon sombre et taciturne, ce qui en fait tout le charme. Et les dessins sont trop kawaïs / mignons !
- Alors c'est un shojo, assurément.
- Mais pourtant, il y a une dimension mythologique assez forte ! Le héros en question est un Qwaser, qui doit affronter des représentants de l' église aux moeurs douteuses, et loin d' être catholiques !
- Un héros dôté de pouvoirs qui se bat contre des démons et autres "âmes sombres" ? Alors c'est un shonen !
- Ah, mais attendez, c'est quoi ces scènes ?... Pour se régénérer... Le Qwaser en question doit... sucer la poitrine de filles aux gros seins ?? Mais... Mais... c'est un hentaï, en fait, mine de rien...
- Attends, fais voir, KNIGHT !
- Trop tard, Shinichan, j' ai bavé dessus...
- BAKA !! "
Voilà où conduit la frustration d' un auteur qu' on bride, qu' on bride... et auquel on accorde ensuite liberté créatrice, artistique, pleine et entière. Si histoire il y a, elle semble n'être que prétexte à l' exposition de scènes toutes plus "débridées" les unes que les autres, où s'expriment les fantasmes de mecs.
The Qwaser of Stigmata ? A ne pas lire en tous lieux, sauf si l' on a honte de rien.
Note : 3/5, mais pour les Galactophiles, la note devrait monter à 4,5/5

00:57 Publié dans Mangas | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : qwaser of stigmata, asuka
28.04.2009
Vision d' Escaflowne; présentation de la série
" Etait-ce un rêve, ou la réalité... "
Présentation de l' une des meilleures séries animées des années 90.

Fiche technique : Série TV animée japonaise en 26 épisodes, produite en 1996.
Créé par Hajime Yatate, Shoji Kawamori. Supervision : Shoji Kawamori. Producteurs : Yumi Murase (TV Tokyo), Masahiko Minami (Sunrise). Direteur de la série : Kazuki Akane. Musique : Yôko Kanno, Hajime Mizoguchi. Character-Design : Nobuteru Yuuki. Mecha-Design : Kimitoshi Yamane. Directeur de l' animation : Hiroshi Osaka. Studio d' animation : Sunrise.
Avec : Maya Sakamoto (Hitomi Kanzaki), Tomokazu Seki (Van Fanel), Mayumi Iizuka (Yukari), Shin'Ichiro Miki (Amano / Allen Schezar), Tessho Genta (Vargas), Joji Nakata (Folken), Minami Takayama (Dilandau), Ikue Otani (Merle).
Résumé :
Hitomi Kanzaki est une jeune lycéenne japonaise, et une sportive émérite appartenant au club d'athlétisme de son lycée. Durant son temps libre, elle essaie de prédire l' avenir à l'aide de tarots et de son pendentif.
Depuis peu, d'étranges visions la perturbent : des visions d'un autre monde, habité par des chevaliers en armure parlant un étrange langage. L'un d'eux en particulier, Van, attire son attention. Lors d'un entraînement au sprint, ce mystérieux garçon apparaît sur la piste, suivi d'un immense dragon. Après un combat acharné contre la bête, Van parvient à le vaincre non sans mal (et en partie grâce à Hitomi) et arrache le cœur du dragon. Puis, baignés dans une intense lumière, Van et Hitomi se retrouvent dans un autre monde, Gaïa, le monde aperçu dans les visions de la jeune fille. Hitomi découvre alors une terre peuplée de créatures étranges et d'êtres mi-hommes mi-bêtes pour certains'entre eux. Mais rapidement, le royaume de Fanelia, dont Van est le prince héritier du trône, est attaqué par les troupes invisibles de l' empire Zaïbaker. Van, qui est parvenu à activer son Gaïmelef Escaflowne (une sorte de gigantesque armure en partie vivante) grâce au cœur du dragon vaincu. Mais le combat, par trop inégal, l'oblige à fuir en compagnie d'Hitomi...
Description :
Vision d' ESCAFLOWNE est une œuvre difficilement classable. Au mieux pourra-t-on dire qu'il s'agit de médiéval-fantasy. Elle nous entraîne (comme beaucoup d' autres animés japonais) dans un autre monde, Gaïa, qui semble tout droit sortir du Moyen-Age. Mais un Moyen-Age peuplé d' êtres mi-hommes mi-animaux, de dragons et de sorciers, où une étrange technologie s'est développée, donnant ainsi naissance à de fabuleuses armures et à de surprenantes machines volantes.
La série est une réussite en ce qu' elle parvient à marier avec une grande habileté deux catégories du manga qu' on pourrait croire antagonistes : le shojo et le shonen. Le shojo, tout d'abord, regroupe les mangas à destination d' un public féminin, voit se multiplier les triangles amoureux tout comme dans Vision d' Escaflowne. On peut citer comme exemples les triangles Van/Hitomi/Allen Schezar ou Merle/Van/Hitomi. Les amours présentés dans la série sont des amours idéalisées, romantiques et assez « fleur bleue ». Mais la série n'est pas que cela : elle présente aussi des éléments de shonen (les mangas à destination des garçons) tels de magnifiques affrontements entre armures géantes, chevaliers modernes qui ne sont pas sans rappeler les plus connus des robots géants Goldorak, Gundam et consorts, tout en renouvelant le genre.
A tout cela s'ajoute une trame complexe des plus passionnantes à suivre, la série posant au spectateur bon nombre de questions : Quel est le but secret que poursuit Dornier , le maître de l' Empire Zaïbaker ? Pourquoi Hitomi semble-t-elle être au cœur du destin de Gaïa ? Qui étaient les mystérieux Atlantes ?...

Les Références de la série
La série Vision d' Escaflowne est une oeuvre qui abonde en références les plus diverses. Véritable ode à la Medieval-fantasy, on retrouve des étapes obligées de cet univers et de sa plus célébre incarnation dans l' univers des jeux vidéos, Final Fantasy. Tout comme dans tout bon récit de Medieval-fantasy, on retrouve des chevaliers et des dragons, des races hybrides humanoïdes, un univers semblant être le Moyen-Age. Mais il s'agit d' un Moyen-Age anachronique, où la technologie est bel et bien présente, semblant parfois sortie d' un récit de Sience-Fiction. Science et Moyen-Age se cotoient harmonieusement, et plus grand-chose n'étonne.
De plus, on découvre tout comme dans un Final Fantasy un véritable monde que l' on est invité à parcourir en compagnie des héros. Un monde, Gaïa, composé de Royaumes, où l' on rencontre également un gigantesque Empire, et où la Guerre est sur le point d' éclater. Clin d'oeil : le Prince d' un des Royaumes de Gaïa se nomme Cid. Dans tous les Final Fantasy, même si aucun des épisodes n'est la suite du précédent, chaque épisode développant de nouveaux personnages et un nouveau monde, un personnage se nomme Cid...
De même, un des personnages s' appelle Folken, ce qui sonne comme Tolkien...
Les points positifs :
- Un univers vraiment travaillé.
- Une mythologie forte, qui se dévoile peu à peu.
- Des personnages attachants, dôtés d' une véritable personnalité. Et ûber-charismatiques pour certains.
- De sympathiques clins d' oeil à d' autres mythes parsèment la série.
- Une réalisation aux petits oignons.
- Une musique symphonique divine, un orchestre philarmonique ayant été sollicité pour la bande-son.
Les points négatifs :
- Le côté fleur-bleue de la série, les atermoiements sentimentaux de l' héroïne, peuvent agacer.
- Et... c'est tout ! Blague à part, l' auteur de ces lignes étant un véritable fan de la série, difficile de trouver des points négatifs à cette oeuvre qui fut l' une des 4 marquant le début d' une passion pour l' animation japonaise.

A noter qu' en France, nous attendons encore un éventuel coffret collector promis par l' éditeur Dybex voilà bientôt 2 ans, afin de pallier aux quelques défauts de la première édition DVD, et sans cesse repoussé depuis. Faute de mieux, un coffret comprenant l' ensemble de la série, et reprenant les premiers DVDs de la série, est désormais disponible pour 30 Euros environ.
See You, Dieu-dragon.
KNIGHT
21:34 Publié dans Vision d' Escaflowne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.04.2009
Dragon Ball, Toriyama, Parcours croisés
Pourquoi encore en revenir à Dragon Ball ?? Ca a plus de vingt ans, ce truc !! On a fait d' autres trucs, depuis !Mais... Il faut bien dire qu' à l' heure actuelle, même, si on a connu bien d' autres shonen, l' offre s'étant multiplié avec l' explosion du marché du manga. Du Dragon Ball, ça reste du Dragon Ball, et Toriyama, c'est culte.
Et donc... Nouveau tour d' horizon de l' univers de Toriyama, à l' occasion d' une triple actu Dragon Ball : la ressortie, version "Perfect Edition", du maga originel, Sortie d' une édition Collector de la Série Originelle, avec VOSTR et VF, et Dragon Ball Kai, le reformatage censuré de la Série Originelle, pour une sortie Blu-Ray, convertir au mythe de nouvelles têtes blondes élevées aux fils naturels One Piece et Naruto, et faire encore plein plein de brouzoufs sur la pompe à fric la plus rentable du Japon...
(ça c'est big clin d'oeil à Shinichan qui aime ce genre de remarques).
Dragon Ball, c'est, aux premiers temps du manga, un format particulier : de courtes histoires, ce qu' aimait plus ou moins raconter Toriyama. Histoires courtes qui offrent l' occasion de découvrir de nouveaux personnages à chaque chapitre, liés par les 2 personnages de base, Sangoku, et Bulma. 2 sexes à la rencontre l' un de l' autre sur un ton enfantin et comique, car Bulma n'a jamais eu de petit ami, Sangoku ne sait pas ce que c'est qu' une fille. L' une vient de la ville, l' autre est paysan, vivant en harmonie avec la nature. L' une est adepte du confort moderne (douche, maison, etc... ), l' autre peut survivre dans son "décor naturel" qui lui offre tout ce dont il a besoin. Un monde simple, des histoires simples. Des personnages aux défauts humains, et un humour... Pipi-caca dessous de la ceinture. Oui, Sangoku, les filles n'ont pas de ba-balles, et les garçons ont un zizi.
Faut-il s'en offusquer ? Certains l' ont pu, oui, mais où est véritablement le mal, et y a-t-il de la perversion derrière ces gags ?
Personnellement, je ne le pense pas, ou il faut bien être naïf pour croire que les réactions de Sangoku ne pourraient pas être celles d' un enfant.
Dragon Ball, c'est aussi, à la limite, du cartoon, avec les méchants pitoyables, qui se cachent, qu' un coup sur le nez abat, qui tombent dans le vide, alors que Goku se raccroche à une branche ou à son baton magique.
Dans Dragon Ball, la légèreté prime. On ne se prend JAMAIS véritablement au sérieux, et c'est tant mieux.
Ce qu' avait initié Toriyama avec cette oeuvre, c'est un road-movie, une exploration, où l'on découvre un monde accueillant, fait de méchants ridicules, de personnages simples et attachants, peuplé d' une faune incroyable.
Et... C'est tout : Dragon Ball, dans ses premiers tomes, ça se résume à ça, avec comme fil rouge nécessaire la quête des Boules du Dragon, big prétexte à l' aventure. Et même la dimension "combats" (Hé, ho, shonen !!) est parodique, improbbable. La technique suprême de Goku : une attaque inspirée du jeu Pierre-feuille-ciseaux.

On retrouvera la même chose dans Dragon Ball Z, qui était vu à l' origine comme un recommencement. Foin de Sangoku, désormais vieilli, marié, rangé des voitures. Comment recommencer l' aventure ? En créant un nouveau personnage, destiné à devenir un grand guerrier, car son père le fut, et le sera encore. Et donc... Gohan, le fils de Goku, apparaît ! Petit haut come 3 pommes, 4 ans, et pleurnichard là où Goku affrontait courageusement la vie ! Et de suivre les aventures du petit bonhome, voir ce que les autres sont devenus entre-temps, plaisir à chaque fois renouvellé de Maître Toriyama. La vie, c'est le changement, l' évolution, mais dans la continuité. Tout change, mais tout reste pareil.

Mais la dimension mythologique affleure. Il est temps de raconter les VERITABLES origines de Goku, donner du sens aux éléments sur lesquels on ne s'était pas expliqué parce que cela faisait partie du contrat. Dans Dragon Ball, on s'inspire de la légende de Sengoku, le Roi-Singe. Dans DBZ, on explique l' origine Supermanienne de Goku, sa queue, sa transformation en singe. Car les affrontements de légende, la dimension "combats" ont phagocyté l' oeuvre, et remplacé la légèreté et l' humour plus osuvent que de raison. Le début de DBZ est bâtard, essayant de conserver l' équilibre entre l' un et l' autre. Du coup, on suit en parallèle les pérégrinations du jeune Gohan ("jeune public"), tout en assistant à l' arrivée d' un adversaire de taille, Raditz ("public ayant grandi avec Goku").
Pour finir, Dragon Ball Kai. Ben... C'est simple.
Devinette : Quelle partie de l' oeuvre Dragon Ball Kai a-t-on chois de privilégier, pour faire passer l' autre à la trappe ?? Disparues les séquences chouinages du Gohan qui apprend la vie et manque de se noyer, par exemple, et bonjour la bagarre. Révélateur, dès les premières secondes, après un bref résumé de Dragon Ball, introduction du père de Goku et de Freeza, un signe qui ne trompe pas...
Alors pourquoi donc, si l' on accentue la dimension "combats", et l' on axe DB sur ce point, censurer toute trace évidente de violence, dont surtout les giclées de sang, par rapport à l' oeuvre originale ?
" Ne vous inquiétez pas, c'est pour les ventes tous publics et à l' étranger. Et garder la dimension bon enfant / familiale de l' oeuvre " Ah bon d'accord...

See You, Super-Sayens !!
KNIGHT
12:28 Publié dans Dragon Ball | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dragon ball, sangoku, sangohan, akira toriyama
Saint Seiya, la Série Originelle ; présentation

Fiche technique : Série animée japonaise en 114 épisode, produite de 1986 à 1989.
Auteur original : Masami KURUMADA. Réalisation : Kôzo MORISHITA et Kazuhito KIKUCHI. Scénario : Yoshiyuki Suga, Takao Koyama, Tadaaki Yamazaki. Décors : Tadao Kubota. Chara-design : Shingo ARAKI et Michi HIMENO. Musiques : Seiji YOKOYAMA. Studio d' animation : Tôei Animation.
L' histoire :
« Quand le monde est confronté au Mal et que tout espoir semble perdu, les Guerriers de Lumière apparaissent. Les Saints. Il y a longtemps, un groupe de braves jeunes gens protégeait la déesse Athena. Ils étaient les Saints d' Athena. Ils utilisaient leurs corps comme des armes. Leurs poings étaient assez puissant pour faire trembler les cieux, et leurs jambes pouvaient faire s'ébranler le sol. Mais aujourd'hui, braves, ayant la force de la jeunesse, de nouveaux Saints apparaissent pour faire renaître la légende des Chevaliers du Zodiaque. »
Monologue d' ouverture de la série.
C'est par ces quelques mots que commence l' histoire de Saint Seiya, destinés à découvrir l' univers et le concept de base de la série au spectateur. Les Chevaliers du Zodiaque sont de jeunes adolescents orphelins, entraînés depuis leur plus tendre enfance à devenir les plus forts et à maîtriser la puissance de leur cosmos afin de protéger la Terre des forces du Mal et d' être les Saints protecteurs de la déesse Athena, veillant sur la paix du monde qu' ils ont juré de servir avec dévotion. Toutefois, l' histoire comporte un versant moins romantique : les Chevaliers sont destinés à se battre lors des Guerres Saintes qui voient s'affronter les divinités rivales du Panthéon greco-romain (Ares, Poseïdon, Hades, Artemis, Apollon...)
Saint Seiya est l' adaptation du manga du même nom de Masami Kurumada, qui compte 28 volumes reliés, en série animée de 114 épisodes (soit l' une des plus longues séries animées nipponnes). Rebaptisée Les Chevaliers du Zodiaque chez nous, et diffusée le mercredi après-midi dans le Club Dorothée en 1988, elle remporte la même année au Japon la première place de l' Animé Grand Prix, signe de sa très grande popularité et de son succès auprès du public nippon. Les Chevaliers du Zodiaque marque véritablement les débuts de l' entrée dans cette ère dans laquelle nous ne sommes plus sortis depuis et constitue une date dans l' histoire de l' animation japonaise en France.
Le shonen - thèmes et structure narrative

La série revêt une importance particulière en France sur le plan historique, puisqu' elle fut une des premières séries shonen, nous faisant ainsi découvrir ce genre très codifié. Le shonen ("garçon" en japonais) est un type particulier d' histoires à destination des adolescents et jeunes adultes mettant en scène un héros courageux, généreux et brave, autour duquel se constitue un groupe d' amis, de compagnons de route. Ceux-ci sont amenés, lors de tournois ou d' épreuves, à affronter des ennemis toujours de plus en plus puissants et dangereux, jusqu' à la victoire finale. C'est pourquoi l' histoire pouvait sembler somme toute assez simple, et parfois même répétitive. Le premier volet narrait les combats de Chevaliers pour gagner l' Armure d' Or, prix du Tournoi Intergalactique organisé par Saori Kido, une jeune fille riche dont le grand-père, Mitsumasa Kido, vient de mourir mais qui entraînait ces Chevaliers dans le but de ce tournoi depuis des années... Mais l' Armure d' Or est volée par un groupe de Chevaliers renégats, les Chevaliers Noirs, avec à leur tête Ikki, le Chevalier Phenix, et un groupe de Chevaliers de bronze avec à sa tête Seiya, le Chevalier Pégase, part à la recherche de l'Armure d'Or...
Le second volet de la série, le Sanctuaire, est sans nul doute celui qui reste gravé dans toutes les mémoires... Il est révélé plus tard que la jeune Saori Kido est en réalité la réincarnation de la Déesse Athéna, la maitresse de tous les Chevaliers du Zodiaque qui ont juré de la servir, elle et les valeurs qu' elle incarne (la Justice, le Bien, etc.)... Mais une fois arrivés au Sanctuaire, celle-ci est blessée par une flèche d'or... Pour la sauver, notre groupe de valeureux Chevaliers de Bronze, Seiya, Shiryu, Yoga, Shun et même Ikki vont devoir traverser le Sanctuaire, et les Douzes Maisons du Zodiaque (chacune défendue par un Chevalier d' Or) avant que la fin de la douzième heure ne retentisse... Leurs adversaires ne sont autres que les plus puissants Chevaliers de l' ordre, les Chevaliers d' Or...
La Troisieme partie de la série, Asgard, reprend la même trame narrative... Saori doit sauver la Terre que la maîtresse d'Asguard, Hilda de Polaris (manipulée par Poseïdon et envoutée par l' Anneau des Nibelungen), veut détruire... Pour Saori, le temps est également compté et elle doit se reposer sur ses valeureux Chevaliers...
La quatrième partie, Poseïdon, est encore une fois écrite selon exactement le même schéma... La Déesse Athena est enfermée par Poseïdon dans une tour dans laquelle elle risque sa vie, et dont seuls les Chevaliers de Bronze sont l'espoir, pour elle et pour le monde de la surface qui risque d 'être à jamais englouti sous les eaux si jamais ils échouent...
On pourra dire que le problème de la série fut paradoxalement d' avoir connu la gloire avec la saga du Sanctuaire. Devant l' immense succès de cette partie, point d' orgue de l' histoire, les scénaristes copièrent le même schéma pour Asgard, puis pour Poseïdon. Le public, quelque peu lassé, quitta peu à peu la série qui s'arrêta prématurément à la fin de Poseïdon, laissant Hades, la dernière partie du manga, inadaptée en animé.
Une des clés du succès de la série est sans doute la grande variété et l' importance de nombreux thèmes : l' exploitation des principales mythologies (chinoise, nordique, grecque...), l' astronomie, l' énergie contenue au cœur de l' atome (à laquelle le premier épisode fait référence afin d' expliquer les incroyables pouvoirs des Chevaliers), la famille (Shun et Ikki sont frères, Seiya est devenu Chevalier pour retrouver sa sœur, Hyoga reste profondément attaché à sa mère...), l' amitié, l' amour, la foi, la rédemption, l' altruisme, etc...
Le concept de la série, ce qui en a fait la réussite et la popularité, tient donc surtout au côté artistique des dessins, au côté épique de l' histoire et des affrontements, le tout assaisonné de passionnantes références mythologiques parcourant toute l' oeuvre (il faut cependant toutefois s'en méfier, car certains éléments mythologiques furent quelque peu arrangés, pour les besoin de l' oeuvre), d'exaltation des valeurs nobles comme le courage, le dévouement, l' abnégation, la passion... Mais aussi des combats bien chorégraphiés, du suspense, des enjeux de vie et de mort, et une absence de tout manichéisme forcené. Car si certains Chevaliers incarnent clairement des entités diaboliques, les méchants de l' histoire, d' autres se battent pour des valeurs auxquels ils croient, où parce qu' ils ont foi en certaines personnes. Parfois, des personnages changeront de camp, leur adversaire ayant su les convaincre de leur erreur. Ils tenteront de racheter leurs erreurs, montrant ainsi que la rédemption, si elle est sincère est juste, est toujours possible...
L' Héritage de Saint Seiya
En 2002, 13 OAVs sont produites adaptant le début de la saga d' Hades, adaptation de la dernière partie du manga. L' histoire n'en est qu' à ses balbutiements, mais on retiendra surtout la qualité exceptionnelle des dessins qui laissent pantois les fans de la première et de la dernière heure. La particularité de ces OAVs est de laisser la part belle aux Chevaliers d' Or, ayant l' occasion de déchaîner toute leur puissance, alors que les autres Saints d' Athena ne font que des apparitions ponctuelles. La sortie de ces OAVs prouve que Saint Seiya reste malgré les années un animé exceptionnel qui a marqué des générations entières de jeunes garcons, mais aussi de jeunes filles, qui, aujourd'hui encore, suivent les aventures de leurs héros et attendent avec impatience la suite des OAV Hades !
Malheureusement, pour la diffusion française (dans le défunt Club Dorothée), un certain nombre d'épisodes furent censurés, la violence de certains ép. pouvant être parfois comparable à celle de Ken le Survivant. Le doublage, qui regroupa une équipe réduite de comédiens prenant en charge l' intégralité des personnages, assura un certain respect de l' oeuvre originale (contrairement à d' autres productions partiellement massacrées par un doublage peu fidèle à la série), contribuant peut-être en partie au succès des Chevaliers du Zodiaque en France. Il est aujourd'hui difficile de trouver les épisodes originaux. Les DVD qui sortent chez TF1 Video ne contiennent que la Version Française censurée, et sont vendus sous une jaquette présentant des dessins particulièrement hideux.
Chaque année, la série figure dans les premières places du classement des séries "classiques" de l' Animé Grand Prix français d' Animéland, signe que Saint Seiya reste encore aujourd'hui une série profondément ancrée dans le cœur des fans d' animation japonaise qui ne l' ont pas oubliée, et ce malgré le nombre conséquent de belles et grandes séries qu' ils ont pu découvrir par la suite. De même, les OAVs d' Hades font partie des titres les plus attendus par les fans.
EDIT : depuis l' écriture de ce texte qui date d' un petit moment, ces fameuses OAV ont éété éditées en France, l' intégralité de la série existe en 5 luxueux coffrets contenant VO et VF. Les 4 films sont également ressortis en un seul coffret. 2 mangas traduits en Français revisitent le passé des Saints de légende... Saint Seiya reste toujours et encore un mythe très vivace.
" Enflammez votre Cosmos... "
KNIGHT
08:24 Publié dans Saint Seiya | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : masami kurumada, seiya, shiryu, hyoga, ikki, shun
22.04.2009
Saint Seiya : The Lost Canvas ; présentation
Récemment est sorti un second manga consacré à Saint Seiya, une oeuvre qui décidément ne veut pas disparaître et se voit encore et toujours alimentée.
Saint Seiya : The Lost Canvas, c'est une nouvelle plongée dans l' univers des Chevaliers du Zodiaque, donc, mais qui nous plonge dans la précédente Guerre Sainte il y a 250 ans. Plus de Seiya, donc, mais la précédente incarnation du Chevalier Pegase, Tenma (à noter, cette fois, c'est Dohkô, le Chevalier de la Balance, qui sera son mentor). Celui-ci vivait heureux avec ses deux meilleurs amis, Sasha, une jeune fille belle douce et gentille, et un jeune garçon, Alone, artiste peignant la beauté du monde. Mais tout se brisa lorsque le cycle des réincarnations vint tout bouleverser. Car Sasha se révéla être la Déesse Athena, et Alone l' incarnation du Dieu Hadès, ayant à coeur de dominer le monde. Et Tenma face à son meilleur ami, méconnaissable, devant affronter l' ami de toujours...
Et l' on se retrouve alors face à un Shonen de plus, où chaque tome met plus ou moins en scène un nouveau Chevalier ou ennemi (et avec 108 Spectres d' Hadès, il y a de quoi faire). L' histoire fait la part belle aux Chevaliers d' Or (ou Gold Saints) et au trio d' ami, Tenma en tête, en négligeant quelque peu les autres Chevaliers de Bronze ou d' Argent.
Particularité de ce Shonen : Co-signé officiellement par le Maître Masami Kurumada au scénario et la mangaka Shiori Teshirogi aux dessins, celle-ci est en réalité seule à la tête du titre, Kurumada n'ayant qu' un titre honorifique. Ce manga s'inscrit donc dans une nouvelle catégorie de shonen où une touche féminine vient apporter son grain de sel et quelques grammes de douceur dans cet univers de brutes. D' où une tendance Yaoi sous-jacente : l' amitié unissant Alone et Tenma est des plus... ambiguë, et chacun y verra ce qu' il voudra bien.
Les points positifs :
- Le dessin est très agréable, et moins confus que celui de l' Episode G, l' autre manga de Saint Seiya actuellement en cours.
- Shiori Teshirogi est réellement fan de l' univers de Saint Seiya, et cela se sent, ce qui est jouissif.
- La touche Yaoi, qui plaira ou pas, mais qui met les pieds dans le plat d' un élément déjà pressentable dans l' adaptation de l' oeuvre originelle, avec son cortège de personnages androgynes (??).
- Les nouvelles incarnations des Chevaliers, ce qui permet de redonner grâce ou charme à des Chevaliers qu' on appréciait pas ou peu dans l' oeuvre originale. Le Chevalier des Poissons, par exemple, est plus qu' appréciable.

Les points négatifs :
- Le titre glisse rapidement dans les travers d' un shonen classique : baston, baston, baston, même si quelques instants viennent apaiser le rythme effréné des affrontements.
- Shiori Teshirogi est réellement fan de l' univers de Saint Seiya, et cela se sent, ce qui est peut-être préjudiciable au bout d' un moment, celle-ci se contentant de faire du Saint Seiya.
- L' oeuvre apporte peu au mythe.
En résumé, ceux qui sont des inconditionnels de Saint Seiya suivront sans déplaisir cette oeuvre. Les autres risquant peut-être de s'ennuyer à sa lecture.

Note : 4/5 (note d' un fan de Saint Seiya, bien sûr)
See You, Space Cowboy...
KNIGHT
Bonus : le Générique de début de l' adaptation animée, auquel aura droit le manga. Le mythe perdure...
08:52 Publié dans Saint Seiya | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : masami kurumada, shiori teshirogi, alone, tenma, sasha
21.04.2009
J'aurais voulu être un artiste... (Nodame Cantabile)
... Pour pouvoir faire mon numéro... Mais là, franchement, ça va pas le faire... parce que les avions, ils se crashent, et puis les voitures... bah elles ont des accidents, et puis les trains... ils déraillent... Naannn... Mamaaannn, j'veux pas... au s'cooouuursss...
- Qui c'est le ptit gars là-bas qui hyperventile?
- Lui, c'est Shin'ichi Chiaki, le héros de Nodame Cantabile...
- Un héros, cte chouineuse??!!!
- Si, je vous assure... mais écoutez plutôt mon histoire :

Nodame Cantabile est un josei manga (manga pour femme adulte) de Ninomiya Tomoko qui paraît de manière régulière dans le magazine Kiss de la maison d'édition japonaise Kodanshadepuis 2001. Il compte aujourd'hui pas moins de 22 volumes reliés et est toujours en cours. Le titre a remporté le prix de la Shogakukan, catégorie Shoujo en 2004. En France, le titre est publié chez Pika et compte actuellement deux volumes.

Histoire :
Fils d'un pianiste de renomée mondiale, Shin'ichi Chiaki (Chiaki sama pour les intimes... et les moins intimes XD) est un jeune homme à qui tout réussit : virtuose du piano, élève le plus doué de l'université de musique, il rencontre le succés dans tout ce qu'il fait. Adulé par ses profs, adoré par les filles (et par certains garçons... ), son rêve dans la vie est de partir en Europe pour étudier la direction d'orchestre.
Oui mais voilà, il y a un gros, un très gros hic : littéralement paralysé à l'idée de prendre tout type de transport en commun, Chiaki se retrouve bêtement coincé sur le territoire japonais.
Insatisfait, en colère au regard de la situation dans laquelle il se retrouve, il finit par s'en prendre à son professeur de piano et se fait renvoyer du cours. Le soir même, sa petite amie le quitte et, à moitié ivre, il s'endort devant la porte de son appartement. Il est alors pris en charge par Nodame (Megumi Noda), une jeune femme qui étudie dans la même fac que lui.
Véritable excentrique, vivant dans un appartement qui ressemble à une décharge sauvage, elle lui ouvre les portes d'un monde pour lui aussi fou qu'enivrant, d'autant plus qu'elle possède un talent certain pour le piano.
Et l'histoire, pour nos deux héros, ne fait que commencer.
L'auteur :
Nous avons très peu de choses sur Ninomiya Tomako, si ce n'est qu'il s'agit d'une femme née le 25 mai 1969 à Saitana au Japon.
Autre titre de l'auteur paru en France : Tensai Family Company - Génies en tout genre (Editions Asuka).
Personnages :

Megumi Noda (Nodame)
Inscrite à la fac en deuxième année de piano, Nodame est une jeune femme excentrique, pour ne pas dire extravagante. Elle joue du piano comme elle l'entend (au sens propre, et au sens figuré) et à le coup de foudre pour Chiaki dès leur rencontre. Depuis, elle a élu domicile chez lui.
Shin'ichi Chiaki
Elève en troisième année de piano, il est le fils d'un pianiste de renommée internationale. Chiaki est lui-même un excellent pianiste (et il le sait), un très bon violoniste (il le sait aussi) et toutes les filles sont folles de lui (mais bon, ça il s'en fout un peu). Son rêve est de devenir chef d'orchestre, comme son idole, le maestro sevastiano Viera qu'il a connu en Europe quand il était enfant. Seule ombre au tableau : traumatisé par un accident d'avion qu'il a eu enfant, il est incapable de prendre le moindre avion, train, bâteau...
Autres supports :
Outre le manga, Nodame Cantabile a été adapté Sous différents supports :
- Un animé de 23 épisode diffusé en 2007 du 22 janvier au 27 juin sur Fuji TV (l'histoire couvre les 9 premiers volumes du manga).
- Un drama de 11 épisodes + 2 spéciaux diffusés sur la même chaîne du du 16 au 25 décembre 2006
- Une seconde saison à l'animé de 11 épisodes intitulée Nodame Cantabile - Paris Hen chapter et diffusée du 8 octobre au 18 décembre 2008.
- Une troisième saison, prévue pour la fin 2009 situera l'action en France et en Europe.
Impressions personnelles :
A l'époque de sa publication, j'avais adoré Tensai Family et sa galerie de personnages tous plus déjantés les uns que les autres et j'avoue que j'attendais ce titre avec une certaine réserve : un titre sur la musique classique et en plus de 20 volumes, de quoi en décourager plus d'un.
Pourtant, en lisant le premier tome du manga, mes craintes se sont envolées. J'ai passé tout le temps de ma lecture pliée en deux face aux pitrerie de Nodame et de ses comparses, attendant avec impatience de savoir quelles seront les réactions de Chiaki face à un tel phénomène de foire.
Seule ombre au tableau : quel délice cela aurait été de pouvoir lire ce livre tout en écoutant la musique dont les héros nous parlent avec tant de ferveur.
Pour terminer, je dirais que cette année quatre titres auront réussi à me faire rire aux éclats : Five, Skip Beat!, Switch Girl!! et bien entendu Nodame Cantabile. J'attends de voir avec impatience ce que nous réserve la suite...
Sinon petit coup de pub : j'ai ouvert un blog sur les shoujo manga. Si cela intéresse quelqu'un c'est par ici
See you soon
Shinichan
16:11 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : manga, josei, pika
18.04.2009
Et la lumière fut… (Yamato Nadeshiko)
Imaginez Cendrillon, Le vilain petit canard,…, pensez à ces jeunes hommes ou femmes se transformant en princes et princesses, des êtres beaux et parfaits. Imaginez ….. l’INVERSE , imaginez une jeune fille normale qui, suite aux moqueries du garçon qu’elle aime, décide de plus s’occuper d’elle (apparence, comportement), d’aimer tout ce qui fait peur.
Découvrez donc le monde de Yamato Nadeshiko.
Auteur : Tomoko Hayakawa.
Titre original : Yamato Nadeshiko Shichi Henge.
Editeur japonais : Kodansha.
Editeur français : Pika édition.
Nombre de volumes : 22 au Japon (toujours en cours), 4 en France.
Genre : comédie, romance, parodie de shoujo.
Informations complémentaires :
- Anime en 25 épisodes reprenant une petite partie des mangas avec en voix off, en narrateur, « Hiroshikun »
- Générique favori : l’ending 2 de Bon Bon Blanco Changing.
Synopsis :
En échange du loyer gratis d’une splendide demeure, quatre adonis doivent faire de Sunako Nakahara, notre héroïne, une vraie, mais alors vraie de vraie, lady. Mais un problème se pose : elle ne s’occupe pas de son apparence, ni des rumeurs à son sujet, aime tout ce qui touche aux ténèbres, à l’horreur…et ne supporte pas voire déteste ce qui est lumineux, par conséquent nos adonis, « êtres lumineux », « êtres rayonnants ». Les choses se compliquent lorsqu ‘elle décide que trop c’est trop et met au point des plans pour tuer le plus lumineux de ces êtres. Suivez donc les aventures farfelues de cet horrifique conte de fée.
Objectifs principaux des adonis :
- Loyer et manger gratis
- Faire de Sunako une lady digne de ce nom.
Nos héros :
- Sunako Nakahara :
Nièce de la propriétaire de la superbe demeure (je veux la même , pourquoi j’en ai pas une comme ça ?).
Aime : les films d’horreur, les lampes explosent à son passage, les jeux vidéo (de combat et d’horreur, of course ), élaborée des plans pour tuer Kyôhei.
Déteste : les êtres lumineux et surtout Kyôhei, les mathématiques, la foule (pour vivre heureux, vivons caché, et de préférence dans le noir).
Fêtes favorites : Halloween et tous les Vendredi 13.
Héros préféré : Freddy..
Amis : 3 squelettes nommés Hiroshi Akira et Joséphine, ainsi qu’un crâne.
Caractéristiques : cuisine divinement, sait tenir parfaitement une maison ; violente, douée à la bagarre ; connaît parfaitement l’anglais (elle ne regarde que les films d’horreur en VO) ; des flots de sang jaillissent de son nez au contact d’êtres lumineux, rayonnants puis elle s’évanouit.
- Nos 4 adonis : ne connaissent absolument rien aux tâches domestiques ( ce sont même des buses)
Kyôhei Takano : aime la bagarre, la nourriture (surtout les fraises), poursuivi et harcelé par tout ce qui bouge (hommes et femmes), caractère de cochon et candidat potentiel au rôle de fiancé de Sunako (si elle ne le tue pas d’ici là).
Ranmaru Morii : séducteur invétéré, bourreau des cœurs, saute sur tout ce qui bouge, play-boy de service.
Yukinojo Tôyama (dit Yuki) : le plus gentil, coquet, efféminé mais boude quand on le contredit.
Oda Takenaga : réfléchi, réservé, aime et est aimé de Noi.
- Noï, autre personnage important mais secondaire : considérée comme la plus belle fille du lycée, aime Oda, sera la première véritable amie de Sunako.
Selene
14:37 Publié dans Mangas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shoujo, yamato nadeshiko, manga
Beautiful World - la musique de Neon Genesis EVANGELION : You Are (Not) Alone
Pour ce week-end, la musique ayant accompagné le premier des 4 films revitalisant (s'il en était besoin) le mythique Neon Genesis EVANGELION, animé culte du monde de la Jap'animation.
14:05 Publié dans Génériques d'animés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.04.2009
God save our king…a .k.a Kyo kara maoh
Après le butler démoniaque de Kuroshitsuji, nous vous présentons un monde de fous, celui où un jeune japonais devient roi.
Entrez donc dans le monde de Kyo kara maoh , plus encore connu comme Maruma.

Auteurs: Tomo Takabayashi (histoire) et Temari Matsumoto (dessinateur).
Manga : 7 volumes en cours au Japon (éditeur Kadokawa shoten).
Romans : 16+ 5 extra (gaiden).
Anime :
-3 saisons de 39 épisodes et une série de 5 OAV
-éditeur japonais: studio Deen
-éditeur français: Dybex.
Synopsis :
Un jeune lycéen, Shibuya Yuri, se retrouve projeté dans un autre monde en passant dans la cuvette des toilettes (si ! si ! c’est possible mais ne faites surtout pas le test car c’est risqué et très salissant ^_^). Sa chance ne s’arrête pas là : à peine arrivé, il découvre qu’il est en fait – devinez, devinez –eh oui ! un roi. Et pas n’importe quel roi, sinon cela serait trop simple, il est le Maoh, le roi des démons . A partir de là nous suivons ses aventures pour maintenir la paix dans son nouveau royaume et accessoirement protégé sa vie.
Petite caractéristique du Maoh ou comment le reconnaître (du moins au début de la série) : « double noir » à savoir cheveux et yeux noirs donc en fait et bien n’importe qui au Japon, en Chine… le bol qu’il a. C’est tombé sur lui. J’emploie le mot « double « à bon escient car lorsque Yuri se trouve dans une situation difficile, son double apparaît, ou plutôt, prend sa place. Ce dernier rend justice de façon peu conventionnelle mais drôle.
Genre :
Aventures, humour, AU, « shounen ai », ou plutôt une parodie car le seul élément du genre est le fait que la maoh soit fiancé à un garçon se comportant parfois comme une fille certes ah la chemise de nuit rose de Wolfram, fiancé de Yuri, à part cela, cherchez.

Mon avis :
Série qui mélange humour et action même si le thème a été repris maintes fois : l’arrivée dans un autre monde, le destin exceptionnel d’une personne ordinaire (Mär, El Hazard, les 12 Royaumes, Fushigi Yûgi…). Ce qui fait la différence, c’est cet humour mélangé à cette parodie de shounen-ai donnant des situations cocasses (Yuri habillé en fille). Mais la série sait aussi jouer sur le sérieux, la tristesse ( la petite fille tentant d’assassiner le Maoh).
Il est à savoir que l’on peut distinguer 2 parties pour cette série : d’abord les 2 premières saisons racontant l’arrivé de Yuri, sa prise de pouvoir et les premiers problèmes liés à ce monde ainsi que la formation de l’entourage du maoh, enfin la série d’OAV et la 3è saison où l’accent est porté sur un nouvel adversaire, le roi Saralegui.
Les OAV ne son pas indispensables à la compréhension de l’histoire. Elles ne font que rappeler brièvement l’histoire et les personnages ainsi qu’introduire le personnage de Saralegui.
Pour conclure, c’est une bonne série que je conseille de regarder vivement.
Note : 4/5 ( pas partiale non plus n’est-ce pas ?)
Selene
14:04 Publié dans Animés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anime, shounen, kyo kara maoh


