12.08.2009
SPEED RACER : Coup de coeur pour un film à 100 à l'heure.
Résumé : Speed Racer est un as du volant, un fonceur instinctif et intrépide qui enchaîne les victoires. Né pour ce sport à haut risque, il n'y a connu qu'un seul rival : son propre frère, le légendaire Rex Racer, fauché en pleine gloire et dont il est aujourd'hui l'héritier.
Loyal à la firme de son père, Pops Racer, concepteur de sa puissante Mach 5, Speed a rejeté une alléchante proposition des Royalton Industries. Après s'être attiré par ce refus la haine du fanatique Royalton, Speed découvre que certaines des plus grandes courses américaines sont truquées par une poigné d'hommes d'affaires, manipulant les meilleurs pilotes pour booster leurs profits. Et puisque Speed refuse de courir sous ses couleurs, Royalton veillera à ce que la Mach 5 ne remporte plus une seule course... Pour sauver l'entreprise familiale et sa carrière, Speed n'a d'autre issue que de battre Royalton à son propre jeu.
(résumé du site enprimeur.ca).
Pour simplifier, c'est encore une fois l' histoire d' un enfant qui apprendra à devenir un homme, un héros en accomplissant sa destinée, en devenant celui qu' il devait être.
Speed Racer est un film des Frères Wachowski qui devait marquer leur retour après le tonitruant succès de la trilogie désormais culte Matrix. Le pari est-il réussi ?
Hé bien... Oui, et non. Non car le film a réalisé un véritable flop, je crois au box-office, et oui, parce qu' hélas, cela n'est dû en rien à la qualité du film, fort réussi, mais incompris. Speed Racer est un film régressif, rétro, naïf, enfantin, il doit être compris ainsi, et rappelle d' autres oeuvres destinées à un public avec l' esprit et surtout le coeur grand ouverts, ayant su garder leur âme d' enfant : certains "contes" de Burton (Sleepy Hollow, Charlie et la Chocolaterie), Le Magicien d' Oz, ou encore Amélie Poulain.
Avec Speed Racer, le spectateur est face à un univers surchargé en couleurs... pétantes, tout comme les univers colorés des films déjà cités. Du côté du propos, on est face à une histoire tout aussi classique, extrêmement manichéenne, avec des personnages simples, unilatéraux, stéréotypés. Tout (l' intrigue, les personnages, le déroulement de l' histoire) est destiné à se laisser regarder avec une âme d' enfant.

Speed Racer est un film avec un coeur énorme, une générosité incroyable. Les acteurs sont tous formidables, emportant l' adhésion, même si l'interprète du héros, Speed Racer, peut paraître un peu fade par rapport au reste de la distribution, réalisant de talentueux acteurs, comme John Goodman, Christina Ricci (jamais elle n'aura été aussi craquante), ou encore Matthew Fox, le Jack Shepard de LOST (le costume de Racer X lui va comme un gant).
Dans ce film, tout est destiné à rappeler une époque, un corpus d' eouvres datées où la vie était plus simple, sans soucis. L' animé originel, bien entendu, mais aussi un pan de l' animation japonaise, des clins d'oeil à l' univers des jeux videos (le film pourrait être aussi vu comme l' adaptation ni plus ni moins de Mario Kart, équivalent des Fous du volant version Nintendo. On peut penser également au cinéma blockbuster des années 80 : Speed Racer rappelle en effet un peu Jours de Tonnerre (avec Tom Cruise), au niveau des courses automobiles, et de l' adrénaline qu' elles suscitent.

Attachés comme jamais à ses souvenirs d' enfant, face à un univers qui leur rend hommage par un glissement fluide du passé au présent constant, on ne peut s'empêcher de vibrer avec le héros lors des courses, où gageure, jamais l' impression de vitesse n'a été aussi bien rendue. Qu'importe que l' esprit adulte sache que c'est du toc, du numérique à tout-va, au bout d' un moment, on finit par se laisser absorber et y croire. Mais après tout, n'est-ce pas la magie du cinéma ?
See You, Speed Readers
KNIGHT
08:51 Publié dans Coups de coeur (romans, comics, films.... ) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : speed racer, frères wachowski, christina ricci, john goodman, matthew fox
09.08.2009
13 BULLETS (13 Balles dans la Peau) de David Wellington
Durant les vacances, à la fin du mois de juillet, j' ai eu l' occasion de dévorer ce roman publié aux éditions Milady, acheté sur un coup de coeur, à la lecture de la 4ème de couverture.
Le résumé, sur la Quatrième de couverture : Selon les rapports officiels, tous les vampires sont morts. Un agent fédéral nommé Arkeley a trucidé le dernier dans les années 1980 à l'issue d'un combat qui a failli lui coûter la vie. Pourtant, lorsque Laura Caxton, de la police d'Etat, appelle des renfonrts en pleine nuit à la suite d'un contrôle de routine qui a mal tourné, le FBI décide de tirer Arkeley de sa retraite. Il est en effet le seul à savoir qu'un vampire a survécu : une femme, qui croupit dans un état de faiblesse permanent, mais Arkeley la soupçonne de manigancer le retour en force des damnés. Lui aussi attend ce moment pour en finir une fois pour toutes. Et comme Caxton va vite s'en rendre compte, ils n'affrontent pas des créatures d'opérette, mais véritables machines à tuer.
Ces vampires-là sont des monstres, des vrais.
Nous sommes donc ici face à un roman publié dans la catégorie "Terreur", et qui mêle donc plusieurs genres, le Fantastique, l' Horreur, le Policier, chacun de ces genres étant savamment dosé pour que le glissement s'opère toujours facilement. Pour ce qui est du traitement des vampires, au coeur du récit, on est face à une nouvelle représentation du mythe faisant pencher celui-ci vers un aspect horrifique, qui pourra plaire aux fans de Hellsing, et rappelle le film 30 Jours de nuit, qui dépeignait les suceurs de sang comme des bêtes sanguinaires. Ainsi, le livre abonde en séquences bien gores, marquantes et horribles, même si l' intérêt pour l' histoire fait que l' on s'accroche et que l' on en poursuive tout de même la lecture. ici, tout comme déjà avec Hellsing, nous sommes bien loin des bluettes pour adolescents offertes récemment au public avec Twilight ou Vampire Knight, donc.
Les personnages : Si dans un premier temps, l' on s'imagine que l' Agent Spécial Arkeley sera le héros de l' histoire, il n'en est rien. Le point de vue devient assez rapidement celui d' un autre perso, Laura Caxton, qui avait tout de la parfaite Side-kick. C'est à travers les yeux de cette novice que l' on découvre l' univers des vampires selon Wellington, un univers assez riche qui n'hésite pas à emprunter à d' autres thèmes comme celui des fantômes. Arkeley est une sorte de mentor pour la jeune fille, un personnage vieillissant qui fera de Laura une jeune chasseuse de vampires, même s'il garde toute son importance au cours du roman. Arkeley, avec son art de toujours anticiper, n'hésitant pas à foncer dans le tas quand il le faut, sa volonté de ne jamais tomber, n'hésitant pas à se servir des autres, est proche finalement dans le comportement et le caractère de Batman, le célèbre détective masqué.
Le récit, fait parfois d' incohérences (ou ce qui pourrait être pris comme tel), abonde en rebondissements et cliffhangers (parfois prévisibles), maîtrisé, qui fait qu' on a du mal à lâcher le bouquin, se laissant happer par l'univers et l' histoire de l' héroïne Laura Caxton. J'ai tout de même eu du mal à acepter le présupposé de l'histoire, que je trouve invraisemblable : quel juge sain d'esprit considèrerait une véritable vampire comme une véritable personne, ayant les mêmes droits que n'importe quel citoyen ? Enfin pourquoi pas, après tout...
Le roman, s'il trouve une conclusion, se termine toutefois par une fin ouverte appelant une suite. Et pour cause, puisque le roman est sous-titré "Vampire-Story 1", et se compose jusqu' à présent de 4 tomes.
Séquence la plus marquante du livre : l' exécution d' un vampire par Arkeley au... marteau piqueur.
Pour ma part, vivemnt le 21 Août pour la sortie annoncée du tome 2, et bonnes lectures à toutes et à tous.
See You, Vampires-Geeks.
(Hell)KNIGHT
09:29 Publié dans Coups de coeur (romans, comics, films.... ) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vampires, david wellington, twilight, 30 jours de nuit


