23.04.2009

Dragon Ball, Toriyama, Parcours croisés

DB1.jpgPourquoi encore en revenir à Dragon Ball ?? Ca a plus de vingt ans, ce truc !! On a fait d' autres trucs, depuis !Mais... Il faut bien dire qu' à l' heure actuelle, même, si on a connu bien d' autres shonen, l' offre s'étant multiplié avec l' explosion du marché du manga. Du Dragon Ball, ça reste du Dragon Ball, et Toriyama, c'est culte.
Et donc... Nouveau tour d' horizon de l' univers de Toriyama, à l' occasion d' une triple actu Dragon Ball : la ressortie, version "Perfect Edition", du maga originel, Sortie d' une édition Collector de la Série Originelle, avec VOSTR et VF, et Dragon Ball Kai, le reformatage censuré de la Série Originelle, pour une sortie Blu-Ray, convertir au mythe de nouvelles têtes blondes élevées aux fils naturels One Piece et Naruto, et faire encore plein plein de brouzoufs sur la pompe à fric la plus rentable du Japon...
(ça c'est big clin d'oeil à Shinichan qui aime ce genre de remarques).

Dragon Ball, c'est, aux premiers temps du manga, un format particulier : de courtes histoires, ce qu' aimait plus ou moins raconter Toriyama. Histoires courtes qui offrent l' occasion de découvrir de nouveaux personnages à chaque chapitre, liés par les 2 personnages de base, Sangoku, et Bulma. 2 sexes à la rencontre l' un de l' autre sur un ton enfantin et comique, car Bulma n'a jamais eu de petit ami, Sangoku ne sait pas ce que c'est qu' une fille. L' une vient de la ville, l' autre est paysan, vivant en harmonie avec la nature. L' une est adepte du confort moderne (douche, maison, etc... ), l' autre peut survivre dans son "décor naturel" qui lui offre tout ce dont il a besoin. Un monde simple, des histoires simples. Des personnages aux défauts humains, et un humour... Pipi-caca dessous de la ceinture. Oui, Sangoku, les filles n'ont pas de ba-balles, et les garçons ont un zizi.
Faut-il s'en offusquer ? Certains l' ont pu, oui, mais où est véritablement le mal, et y a-t-il de la perversion derrière ces gags ?
Personnellement, je ne le pense pas, ou il faut bien être naïf pour croire que les réactions de Sangoku ne pourraient pas être celles d' un enfant.
Dragon Ball, c'est aussi, à la limite, du cartoon, avec les méchants pitoyables, qui se cachent, qu' un coup sur le nez abat, qui tombent dans le vide, alors que Goku se raccroche à une branche ou à son baton magique.
Dans Dragon Ball, la légèreté prime. On ne se prend JAMAIS véritablement au sérieux, et c'est tant mieux.
Ce qu' avait initié Toriyama avec cette oeuvre, c'est un road-movie, une exploration, où l'on découvre un monde accueillant, fait de méchants ridicules, de personnages simples et attachants, peuplé d' une faune incroyable.
Et... C'est tout : Dragon Ball, dans ses premiers tomes, ça se résume à ça, avec comme fil rouge nécessaire la quête des Boules du Dragon, big prétexte à l' aventure. Et même la dimension "combats" (Hé, ho, shonen !!) est parodique, improbbable. La technique suprême de Goku : une attaque inspirée du jeu Pierre-feuille-ciseaux.

Dragon Ball 1.jpg


On retrouvera la même chose dans Dragon Ball Z, qui était vu à l' origine comme un recommencement. Foin de Sangoku, désormais vieilli, marié, rangé des voitures. Comment recommencer l' aventure ? En créant un nouveau personnage, destiné à devenir un grand guerrier, car son père le fut, et le sera encore. Et donc... Gohan, le fils de Goku, apparaît ! Petit haut come 3 pommes, 4 ans, et pleurnichard là où Goku affrontait courageusement la vie ! Et de suivre les aventures du petit bonhome, voir ce que les autres sont devenus entre-temps, plaisir à chaque fois renouvellé de Maître Toriyama. La vie, c'est le changement, l' évolution, mais dans la continuité. Tout change, mais tout reste pareil.

dagon_ball_z_gohan.gif

Mais la dimension mythologique affleure. Il est temps de raconter les VERITABLES origines de Goku, donner du sens aux éléments sur lesquels on ne s'était pas expliqué parce que cela faisait partie du contrat. Dans Dragon Ball, on s'inspire de la légende de Sengoku, le Roi-Singe. Dans DBZ, on explique l' origine Supermanienne de Goku, sa queue, sa transformation en singe. Car les affrontements de légende, la dimension "combats" ont phagocyté l' oeuvre, et remplacé la légèreté et l' humour plus osuvent que de raison. Le début de DBZ est bâtard, essayant de conserver l' équilibre entre l' un et l' autre. Du coup, on suit en parallèle les pérégrinations du jeune Gohan ("jeune public"), tout en assistant à l' arrivée d' un adversaire de taille, Raditz ("public ayant grandi avec Goku").

Pour finir, Dragon Ball Kai. Ben... C'est simple.

Devinette : Quelle partie de l' oeuvre Dragon Ball Kai a-t-on chois de privilégier, pour faire passer l' autre à la trappe ?? Disparues les séquences chouinages du Gohan qui apprend la vie et manque de se noyer, par exemple, et bonjour la bagarre. Révélateur, dès les premières secondes, après un bref résumé de Dragon Ball, introduction du père de Goku et de Freeza, un signe qui ne trompe pas...

Alors pourquoi donc, si l' on accentue la dimension "combats", et l' on axe DB sur ce point, censurer toute trace évidente de violence, dont surtout les giclées de sang, par rapport à l' oeuvre originale ?

" Ne vous inquiétez pas, c'est pour les ventes tous publics et à l' étranger. Et garder la dimension bon enfant / familiale de l' oeuvre " Ah bon d'accord...

DB2.jpg

 

See You, Super-Sayens !!

KNIGHT