28.04.2009
Vision d' Escaflowne; présentation de la série
" Etait-ce un rêve, ou la réalité... "
Présentation de l' une des meilleures séries animées des années 90.

Fiche technique : Série TV animée japonaise en 26 épisodes, produite en 1996.
Créé par Hajime Yatate, Shoji Kawamori. Supervision : Shoji Kawamori. Producteurs : Yumi Murase (TV Tokyo), Masahiko Minami (Sunrise). Direteur de la série : Kazuki Akane. Musique : Yôko Kanno, Hajime Mizoguchi. Character-Design : Nobuteru Yuuki. Mecha-Design : Kimitoshi Yamane. Directeur de l' animation : Hiroshi Osaka. Studio d' animation : Sunrise.
Avec : Maya Sakamoto (Hitomi Kanzaki), Tomokazu Seki (Van Fanel), Mayumi Iizuka (Yukari), Shin'Ichiro Miki (Amano / Allen Schezar), Tessho Genta (Vargas), Joji Nakata (Folken), Minami Takayama (Dilandau), Ikue Otani (Merle).
Résumé :
Hitomi Kanzaki est une jeune lycéenne japonaise, et une sportive émérite appartenant au club d'athlétisme de son lycée. Durant son temps libre, elle essaie de prédire l' avenir à l'aide de tarots et de son pendentif.
Depuis peu, d'étranges visions la perturbent : des visions d'un autre monde, habité par des chevaliers en armure parlant un étrange langage. L'un d'eux en particulier, Van, attire son attention. Lors d'un entraînement au sprint, ce mystérieux garçon apparaît sur la piste, suivi d'un immense dragon. Après un combat acharné contre la bête, Van parvient à le vaincre non sans mal (et en partie grâce à Hitomi) et arrache le cœur du dragon. Puis, baignés dans une intense lumière, Van et Hitomi se retrouvent dans un autre monde, Gaïa, le monde aperçu dans les visions de la jeune fille. Hitomi découvre alors une terre peuplée de créatures étranges et d'êtres mi-hommes mi-bêtes pour certains'entre eux. Mais rapidement, le royaume de Fanelia, dont Van est le prince héritier du trône, est attaqué par les troupes invisibles de l' empire Zaïbaker. Van, qui est parvenu à activer son Gaïmelef Escaflowne (une sorte de gigantesque armure en partie vivante) grâce au cœur du dragon vaincu. Mais le combat, par trop inégal, l'oblige à fuir en compagnie d'Hitomi...
Description :
Vision d' ESCAFLOWNE est une œuvre difficilement classable. Au mieux pourra-t-on dire qu'il s'agit de médiéval-fantasy. Elle nous entraîne (comme beaucoup d' autres animés japonais) dans un autre monde, Gaïa, qui semble tout droit sortir du Moyen-Age. Mais un Moyen-Age peuplé d' êtres mi-hommes mi-animaux, de dragons et de sorciers, où une étrange technologie s'est développée, donnant ainsi naissance à de fabuleuses armures et à de surprenantes machines volantes.
La série est une réussite en ce qu' elle parvient à marier avec une grande habileté deux catégories du manga qu' on pourrait croire antagonistes : le shojo et le shonen. Le shojo, tout d'abord, regroupe les mangas à destination d' un public féminin, voit se multiplier les triangles amoureux tout comme dans Vision d' Escaflowne. On peut citer comme exemples les triangles Van/Hitomi/Allen Schezar ou Merle/Van/Hitomi. Les amours présentés dans la série sont des amours idéalisées, romantiques et assez « fleur bleue ». Mais la série n'est pas que cela : elle présente aussi des éléments de shonen (les mangas à destination des garçons) tels de magnifiques affrontements entre armures géantes, chevaliers modernes qui ne sont pas sans rappeler les plus connus des robots géants Goldorak, Gundam et consorts, tout en renouvelant le genre.
A tout cela s'ajoute une trame complexe des plus passionnantes à suivre, la série posant au spectateur bon nombre de questions : Quel est le but secret que poursuit Dornier , le maître de l' Empire Zaïbaker ? Pourquoi Hitomi semble-t-elle être au cœur du destin de Gaïa ? Qui étaient les mystérieux Atlantes ?...

Les Références de la série
La série Vision d' Escaflowne est une oeuvre qui abonde en références les plus diverses. Véritable ode à la Medieval-fantasy, on retrouve des étapes obligées de cet univers et de sa plus célébre incarnation dans l' univers des jeux vidéos, Final Fantasy. Tout comme dans tout bon récit de Medieval-fantasy, on retrouve des chevaliers et des dragons, des races hybrides humanoïdes, un univers semblant être le Moyen-Age. Mais il s'agit d' un Moyen-Age anachronique, où la technologie est bel et bien présente, semblant parfois sortie d' un récit de Sience-Fiction. Science et Moyen-Age se cotoient harmonieusement, et plus grand-chose n'étonne.
De plus, on découvre tout comme dans un Final Fantasy un véritable monde que l' on est invité à parcourir en compagnie des héros. Un monde, Gaïa, composé de Royaumes, où l' on rencontre également un gigantesque Empire, et où la Guerre est sur le point d' éclater. Clin d'oeil : le Prince d' un des Royaumes de Gaïa se nomme Cid. Dans tous les Final Fantasy, même si aucun des épisodes n'est la suite du précédent, chaque épisode développant de nouveaux personnages et un nouveau monde, un personnage se nomme Cid...
De même, un des personnages s' appelle Folken, ce qui sonne comme Tolkien...
Les points positifs :
- Un univers vraiment travaillé.
- Une mythologie forte, qui se dévoile peu à peu.
- Des personnages attachants, dôtés d' une véritable personnalité. Et ûber-charismatiques pour certains.
- De sympathiques clins d' oeil à d' autres mythes parsèment la série.
- Une réalisation aux petits oignons.
- Une musique symphonique divine, un orchestre philarmonique ayant été sollicité pour la bande-son.
Les points négatifs :
- Le côté fleur-bleue de la série, les atermoiements sentimentaux de l' héroïne, peuvent agacer.
- Et... c'est tout ! Blague à part, l' auteur de ces lignes étant un véritable fan de la série, difficile de trouver des points négatifs à cette oeuvre qui fut l' une des 4 marquant le début d' une passion pour l' animation japonaise.

A noter qu' en France, nous attendons encore un éventuel coffret collector promis par l' éditeur Dybex voilà bientôt 2 ans, afin de pallier aux quelques défauts de la première édition DVD, et sans cesse repoussé depuis. Faute de mieux, un coffret comprenant l' ensemble de la série, et reprenant les premiers DVDs de la série, est désormais disponible pour 30 Euros environ.
See You, Dieu-dragon.
KNIGHT
21:34 Publié dans Vision d' Escaflowne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


